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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 13:45

       
      Il est bientôt 21 h 00 ce 18 juin 2009. Le soleil, particulièrement généreux en journée, s'attarde entre les Pins maritimes. Gestes furtifs et reptiliens dans le coeur de la Réserve Naturelle des prés salés d'Arès : la Cistude d'Europe a besoin d'intimité. Elle pond. Je retrouve un autre individu non loin, moins discret dans l'herbe rase au milieu des touradons, quoique... Pour un regard nonchalant, c'est une motte de terre, non une tortue !

Les papillons ont resenti la fraîcheur qui drape la réserve et se préparent au repos. Dorment-ils vraiment ? Vu la posture caractéristique de leurs ailes (fermées) et la diminution de leur température corporelle, certains entomologistes le pensent.
La prairie humide devient un véritable dortoir à papillons, avec, en lice, L'Hespérie du dactyle qui se tire la couverture.


Hespérie du dactyle1

                        Réserve Naturelle des prés salés d'Arès - 33   18.06.2009

        L'Hespérie du dactyle est une espèce répandue et assez abondante en France. Elle ressemble a une autre espèce tout aussi commune, l'Hespérie de la houque, et s'en diffère par la couleur de ses massues antennaires (le bout des antennes) noire.
On la rencontre dans les milieux ouverts, prairies et clairières herbeuses.

J'ai réalisé cette photo à main levée, en rafale (3 photos/seconde) afin d'obtenir quelques prises nettes. C'est toute la difficulté de la macrophotographie : plus on grossit, plus l'image est sensible et risque d'être floue.

Avec un telle fourrure, cet adulte serait même habillé pour l'automne ! Mais l'espèce est génétiquement programmée pour ne vivre que 3 mois (juin à août). C'est sa chenille qui hivernera, déjà formée, dans son oeuf.

 

Hespérie du dactyle2

Réserve Naturelle des prés salés d'Arès - 33  18.06.2009

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 12:33
 Miroir 1.1 E.N.S du Gât Mort
22.06.2008  - 33

  
         Tout est étonnant chez ce papillon : son nom, le Miroir ; ses couleurs, ses constrates... son vol ! C'est une petite plume dansante qui ne tardera pas à se poser. Aurait-il le mal de l'air ?
Ce vol enjoué et sautillant permet de le reconnaître (pratiquement) avec certitude. Surtout qu'il permet également de noter le constrate entre le recto brun-noir et le verso, jaune avec de grandes tâches blanches.

Le Miroir se rencontre dans les landes humides et les abords des tourbières, en milieu acide. Répandu dans l'Ouest de la France, il est généralement abondant dans ses stations où croît ses plantes-hôtes, surtout la Molinie bleue Molinia caerulea.

J'ai photographié cet individu sur le merveilleux site du Gât Mort, en Gironde.






Autres individus observés dans le fief des papillons de jour de Charente.
Si ce premier individu a émergé à une date très classique (fin juin - juillet), la chaleur de cette année 2011 a engendré une apparition très précoce de l'espèce...

Miroir
Forêt de la Braconne - 16  22.06.11
       

         ... Voici un individu tout frais, avec pratiquement 1 mois d'avance.

MiroirForêt de la Braconne - 16  27.05.11

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 10:05
FlambéBois Redon - 16   06.07.2009



        Le Flambé est certainement l'un de nos plus beaux papillons européens, et pour cause ! Il ne laisse pas indifférent ni par son apparence et ses couleurs exotiques, ni par son envergure, jusqu'à 7 cm.

Répandu et abondant dans le Midi de la France, il se raréfie en remontant vers le Nord et noté absent sur le quart Nord-Ouest, notamment dans le Finistère. Cette abondance au sud s'explique par les températures plus chaudes, sur une plus grande partie de l'année. Ainsi, on compte jusqu'à 3 générations de vol en région méditerranéenne mais une seule en montagne.

Je croise régulièrement ce beau voilier sur les côteaux calcaires et en milieu xérique (sec), où croissent ses plantes-hôtes comme le Prunellier ou l'Aubépine. L'individu photographié, qui visitait ces fleurs d'Origan Origanium vulgare, profitait de la chaleur ambiante.

Je n'ose même pas compter le nombre de photos ratées de ce papillon. Pas cadrées, mise au point hasardeuse... et surtout des flous de bougé. Alors que je procédais à des réglages non sans stress, le papillon m'a fait grâce de quelques secondes estivales pour l'immortaliser.







Flambé1Bois Redon - 16   06.07.2009

         
       Lorsque l'on a un tel papillon dans l'objectif, il est difficile ne pas en vouloir plus. Plus de couleurs, d'attitudes. Plus près, peut-être même trop près ? Alors, au risque de provoquer son envol, je me suis approché au maximum "visible".
Résultat : les photos d'un Flambé comme je les voulais !  2 minutes intenses puis il s'en est allé vers d'autres fleurs.

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 15:48
Lucine
(Mâle)  Ruelle-sur-Touvre  - 16    07.05.2008


         J'aurais pu parler de Lucine, déesse romaine qui protège les femmes lors de l'accouchement (euh...), mais je préfère ce papillon au caractère bien trempé.

Observer et photographier la Lucine n'est pas compliqué, il faut juste redoubler de patience. Le mâle veille jalousement sur son territoire et chasse toute espèce volante passant à sa proximité. Comme le Martin-pêcheur, ce papillon a ses perchoirs préférés. Il suffit de les localiser, de s'asseoir et d'attendre.
Mais il est véloce le bougre ! Un Citron flane non loin ? il se précipite pour le chasser puis revient se poster fièrement, telle une tête couronnée protégeant son royaume.

Aucune provocation à l'horizon ? La trêve ne durera que quelques instants. Profitons en...

LucineTuzie - 16   13.05.2008


        La Lucine aime les pelouses sèches parsemées de buissons, les lisières de forêt et les clairières. Répandue mais peu abondante en France, je l'observe régulèrement en Charente. Ses plantes-hôtes, les primevères (notamment Primula vulgaris)  y sont communes.

L'identification est facile : petit papillon rapide présentant au revers de l'aile postérieure deux rangées de taches blanches. L'attitude de vol et sa témérité sont également des critères qui facilitent la reconnaissance... avec un peu d'entrainement.

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 15:50


        Les Ophrys sont des orchidées perfectionnées. Pour attirer les insectes pollinisateurs, elles ont recours à un stratagème très efficace : l'imitation.  De l'abdomen aux antennes, de la couleur à la diffusion de phéromones sexuelles, certaines espèces ressemblent à s'y méprendre à une mouche, une abeille... Une araignée ?

Ophrys-petite-araignee-4.jpgSaint-Amant-de-Montmoreau  - 16   13.03.2008


       
        Voici l'Ophrys petite araignée. Cette espèce s'expose aux premiers soleils de mars si les gelées n'ont pas grillé les boutons floraux.

Nous sommes le 13 mars 2008 et ma saison a commencé. Direction le côteau de Maumont, à Saint-Amand de Montmoreau, que je veille depuis plusieurs jours.

Les yeux fixés au sol, je cherche, farfouine, farfouille. A gauche, à droite. J'insiste. Trouver les premiers Ophrys de la saison n'est pas aisé. Généralement, les fleurs sont érigées sur des pieds petits et trapus : une conséquence de la fraîcheur des températures.

Motivation aidant, la chance me sourit enfin.
Sur la pente se détachent mes premiers pieds. 7 cm de hauteur et 2 fleurs ouvertes. Pour réaliser des photos, un seul moyen : à se mettre à plat ventre.



Ophrys petite araignée      Saint-Amant-de-Montmoreau  - 16
13.03.2008



         L'Ophrys petite araignée se distingue de l'Ophrys araignée par sa floraison précoce. En Charente, les premières fleurs peuvent s'épanouir dès fin février par une douceur des températures.

En outre, le labelle est  plus petit que la circonférence du périanthe (les 3 pétales et les 2 sépales) et sa bordure, toujours de couleur jaune.


Enfin, c'est une espèce calcicole (liée au calcaire).















Ophrys petite araignée 2Ophrys petite araignée 1

Montmoreau Saint-Cybard  - 16    17.03.2008

 

         Le 17 mars 2008, j'ai observé de nouveaux pieds sur un autre coteau calcaire charentais. Un port de plus de 18 cm de hauteur et des fleurs qui gardent les mêmes caractéristiques : nombreuses en inflorescence lâche (10 fleurs pour le plus grand individu), labelle plus petit que le périanthe, bordé d'une marge jaune.


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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 12:39

La seconde variété de l'Orchis négligé, plus répandue en France. Après junialis, voici deux individus de forme nominale praetermissa.


Orchis négligé
Schleswig - Holstein - De
11.06.2007
         

  A noter : les feuilles non maculées et le labelle des fleurs orné de pointillés fins.



Plusieurs pieds évoluaient à proximité d'un bassin de baignade fréquenté surtout par des ados.

Je n'ai observé aucune plante coupée, arrachée ou piétinée. Avec tout ce monde, c'était étonnant. J'étais tellement surpris que malgrè tout, j'essayais d'être le plus discret possible pour ne pas attirer l'attention, au risque qu'elles soient cueillies.

 



Par contre, les canettes et emballages plastique qui jonchaient le sol cassaient le mythe de l'allemand écolo.
















Orchis négligéSchleswig - Holstein  - De   11.06.2007

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 09:58



       Orchis négligé de juin pied Délaissée, oubliée ? Non, plutôt méconnue  jusqu'au début du XXème S.
L'attribution de son nom vernaculaire est en rapport direct avec la difficulté d'identification du genre Dactylorhiza, où plusieurs espèces sont tellement ressemblantes que certains spécialistes ne sont pas d'accord sur leurs identités. Et je ne vous parle pas des hybrides... un vrai casse-tête !

Ces plantes aux "racines digitées" (du grec dactylos : doigt et rhiza, racine) paraissent moins remarquables que d'autres orchidées.  Elles n'ont généralement pas les couleurs chatoyantes de quelques cousines et sont même dépourvues de nectar, donc inintéressantes pour les insectes.
Afin de parvenir à la fécondation croisée (appelée allogamie) et favoriser le brassage génétique, les fleurs des Dactylorhiza attirent les pollinisateurs par leurs ressemblances à des inflorescences nectarifères.

Les mouches, moustiques et autres coléoptères, abusés par cette ressemblance, visite une première fleur. Ne trouvant pas leur pitance, mais chargés de pollen, ils ne sont  pas tentés de visiter une autre fleur du même pied mais s'orientent vers d'autres inflorescences limitrophes.
Plus les fleurs d'une même population de Dactylorhiza sont variables par leurs couleurs, formes ou/et ornementation,  plus l'incitation et la tromperie sera grande.

La fécondation croisée est assurée.


Lorsqu'il existe plusieurs espèces de Dactylorizha sur une même station, l'hybridation est possible. Certains individus sont alors très difficiles, voire impossible à identifier sans analyses cellulaires et/ou chromosomiques.

Des 19 espèces que compterait la France, la quasi-totalité est menacée par la disparition de leurs biotopes, majoritairement des zones humides : assèchements, drainages, ou a contrario, évolution du milieu en saulaies/aulnaies... Protéger ces espèces, c'est également valoriser l'agriculture pastorale, les fauches tardives... En somme, défendre une agriculture raisonnable et raisonnée.

Orchis négligé de juin hampe

(Ces trois photos : Orchis négligé de juin)   

 

 

Schleswig - Holstein  - De   10/11.06.2007 




               C'est en 1914 que le taxon Dactylorhiza praetermissa (alias l'Orchis négligé) fut décrit par le botaniste anglais Georges Claridge Druce. De nouvelles études sont alors entreprises pour redéfinir la biologie et la répartition de cette espèce longtemps confondue avec d'autres.

Les pieds que j'ai photographié en Allemagne du nord font partie de la variété junialis (de juin), parfois considérée comme espèce distincte. Elle se ditingue par ses feuilles maculées et le labelle des fleurs orné de tiretets et de courtes lignes.
Pour réaliser le premier cliché, j'ai dû applatir la végétation herbacée qui dissimulait parfaitement les orchidées. Une fois les photos en boite, les herbes ont bien évidement été disposées dans leur position d'origine. Les orchidées dépendent également de l'environnement qui les entoure, et masquer les traces évite la convoitise.




             Orchis négligé de juin épi
Schleswig - Holstein  - De
 10.06.2007



   Cette inflorescence présente des fleurs violacées. Chaque labelle est orné de lignes et tiretets qui la différencie bien de l'Orchis négligé variété praetermissa .

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 19:55
CitronVallée de la Renaudie - 16   07.07.2007



        Le Citron ne passe jamais inaperçu. De la couleur du mâle, on en devinerait presque son nom. Une identité logique et facile à retenir ! Certes, la femelle n'est pas aussi solaire. Presque pas mûre... Un blanc verdâtre à la limite du quelconque si elle ne savait pas s'entourer.

Gonepteryx rhamni (son nom scientifique... moins poétique !) est une espèce  visible une grande partie de l'année sur l'ensemble de notre territoire, où il est commun et assez abondant.
Un radoucissement des températures de janvier lui permet d'égayer notre hiver, belle occasion pour sortir de sa torpeur et profiter d'une douceur temporaire.
La nuit tombant, il se mêlera aux feuilles de lierre ou autres arbustes. Endormi, engourdi, presque sans vie, et pourtant... il goûtera le mois de mars et s'envolera jusqu'au soleil de juin.


Citron femelle(Femelle)  Réserve Naturelle des prés salés d'Arès - 33   12.06.2009

         De la lumière, un oeillet. Quand la nature dessine, le temps s'arrête.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 10:01
         
Petit Sylvain modifié-1Vallée de la Renaudie - 16   07.07.2007

      
         M
a rencontre avec ce Petit Sylvain annonçait bientôt la fin de saison.

Prétendre que les papillons ne vivent que 3 jours est une légende urbaine... Laissons nos papillons de jour européens profiter un peu plus du monde qui les entoure. Certains, pour une semaine et d'autres, un peu moins d'un an. Le Citron est notre doyen national avec une longévité exceptionnelle de 11 mois !

La durée de vol de ce Petit Sylvain est beaucoup plus réduite, 2 mois en moyenne, mais elle lui permettera tout de même de se reproduire pour ainsi perpétuer l'espèce. J'ai saisi cet individu un 7 juillet, il est déjà bien usé.

L'état de ses ailes, comme lacérées, ne semble pas dû à une tentative de capture par un prédateur. On distingue bien la couleur de fond délavée alors que les individus frais présentent un recto brun sombre profond. Les ailes sont des organes complexes et ne sont pas de simples membranes. Les deux faces (recto et verso) sont revêtues de petites écailles pigmentées disposées comme les tuiles d'un toit. Lorsqu'elles sont usées, elles tombent.

Elles composent la poudre que l'on a sur les mains après manipulation de l'insecte. Les ailes sont des organes porteurs très efficaces et malgrè tout, ce papillon volait plutôt bien.
Petit Sylvain
Forêt de la Braconne - 16  05.08.2010

 Même ambiance forestière et autre individu nettement plus frais que le précédent.

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 22:44

 

GazéForêt de la Braconne - 16   18.05.2007



         Autrefois répandu et abondant, le Gazé a disparu de Grande-Bretagne et accuse une forte raréfaction dans la moitié Nord de la France. Principaux responsables ? Pesticides et autres intrants chimiques qui composent fièrement l'agriculture intensive. Produire, oui,  à n'importe quel prix ! D'ailleurs, la France n'est-elle pas le premier  pays  consommateur de pesticides d'Europe ?
Par ailleurs, en 50 ans, près de 70 % des haies françaises ont été arrachées, soit plus de 550 000 kilomètres gâchés par le remembrement et la monoculture.

Régulations climatique, hydrolique ; valorisation du paysage, protection du bétail, productions utiles à l'homme... bon, il faut bien trouver un défaut à la haie ! Manque de rentablilité !?? Elle attire un tas de "sales bestioles" !???

Parce que le Gazé pond surtout sur l'Aubépine, une plante des haies, et que sa chenille est très sensible au produits phytosanitaires, son déclin constaté s'annonce plus intense que jamais. Même s'il est encore répandu dans certaines régions - en Charente, je le rencontre régulièrement en forêt de la Braconne ou en milieu bocager - sa régression tant au tiers nord qu'au Luxembourg et en Belgique est LA raison pour surveiller cette espèce sur l'ensemble du territoire.

Autre réalité de terrain, j'ai toujours eu du mal à photographier ce beau papillon. Véloce, il ne s'attarde pas sur les fleurs visitées, ni même au cours de la ponte sur ses plantes-hôtes.
J'ai tracé cet individu un long moment en lisière de forêt. Après plusieurs essais infructueux et des pertes de vue fréquentes, je le retrouvre se repaitre de Trèfles des près Trifolium pratense.

Appareil photo armé, objectif macro fixé, des voitures passent. Je n'espère qu'une seule chose : qu'il ne se risque pas sur le bitume. Une seule photo en boîte et le voici virvoltant au dessus des taillis.
                                
Gazé                                 Freudenstadt - De  01.07.2010

        Autre ambiance dans la Forêt Noire allemande avec plusieurs individus. Les Knauties des champs Knautia arvensis ont rencontré un vif succès pour s'abreuver...

Gazé                                 Freudenstadt - De  01.07.2010 
                                  
 
  ... et plus si affinités ! 

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