Cette espèce ressemble à l'Ophrys petite araignée par son apparence et la bordure jaune du labelle.
Elle s'en diffère par sa date de floraison plus tardive, ses fleurs proportionnellement plus grande, avec un labelle plus long (9 à 14 mm). Ses deux pétales ont des bords sombres et sinueux.
La macule, cette tache de forme particulière sur le labelle, peut être de forme différente, en "X" comme pour cet individu, ou en "H".
On ne s'aperçoit pas de la complexité de la plante pour attirer l'insecte nécessaire à la fécondation. Et pourtant ! Quelques détails s'imposent :
on appelle les boursouflures, bien visibles sur le labelle, des gibbosités. Elles sont recouvertes de poils et diffusent une odeur semblable aux phéromones exhalées par des hyménoptères (guêpes,
abeilles...) femelles durant la réproduction.
L'insecte mâle, attiré par cette odeur sexuelle, se pose sur le labelle, les gibbosités et la pilosité donnant corps à cette fausse femelle.
Lorsque que le mâle tente de s'accoupler (la pseudo-copulation), il percute (par la tête ou l'extrémité de son abdomen) les sacs à pollen qui se collent à lui. Ainsi, il repartira chargé du
précieux pactage qu'il déposera sur une autre fleur, grace au même principe.

Vindelle - 16
27.04.2009
Les fleurs d'une même espèce peuvent être très diverses. Noter la macule de celle-ci : pas de "X" mais
simplement deux traits parallèles.
Sinon, même couleur des pétales, des sépales, dimensions du labelle, présence de gibbosités.
Ruelle-sur-Touvre - 16
26.03.2010
Certains pieds sont précoces.
J'ai observé celui-ci, dont un fleuron est déjà bien épanoui, alors que certaines Petites araignées étaient encore en boutons.